Hospitalité Charentaise Notre Dame de Lourdes

Contact.............bloghcndl@gmail.com.............Maison diocésaine 226, route de Bordeaux 16000 Angoulême.............05 45 91 37 05

Les Malades



Témoignage de Christophe:

"Je m’appelle Christophe, je suis paraplégique depuis 1991 suite à un accident de voiture.
En 1992, mon premier pèlerinage à Lourdes et cela a été pour moi une aide à pouvoir revivre avec ma nouvelle vie, les rencontres que j’ai pu y faire sont profitables pour mon moral et être avec d’autres malades qui peuvent être plus handicapés que moi me donne l’envie de les aider.
Pour moi Lourdes c’est un ressourcement spirituel et me recharge d’énergie pour le reste de l’année, voir différentes régions de France en pèlerinage avec nous permet de faire des rencontres amicales et de garder le contact avec eux le reste de l’année.
Moi mes espérances sont plus pour moi car je suis heureux comme je suis avec mon fauteuil, mais au contraire être à l’écoute des autres, partager mon expérience et donner quelques conseils aux personnes qui sont avec moi.
Le plus important c’est que lorsque j’arrive à Lourdes, je ne suis plus le même homme que chez moi, arriver et entrer dans le sanctuaire c’est un bien être personnel que je reçois. Je suis en Paix avec moi-même et je regarde mon chemin parcouru, je fais le point sur mes objectifs.
L’hospitalité Charentaise est pour moi une deuxième famille, des Amis que je n’aurais jamais rencontré sans mon handicap, des personnes qui discutent et te regardent pour ce que je suis et pas avec mon handicap, je suis valide à leurs yeux et pour moi c’est un réel plaisir de pouvoir être avec eux.
Participer à toutes ces célébrations avec tant de monde est un bonheur infini ; que c’est magnifique la procession, messe à la grotte, procession avec les flambeaux, promenade dans la prairie et le soir ce silence qui me parle, la grotte avec tous ces flambeaux allumés, c’est un autre monde !
Depuis que j’y suis allé et bien je ne peux plus m’en passer, il faut que je retrouve ma famille hospitalière et Amis malades pour que l’on puisse Vivre des moments inoubliables ensemble et là je suis heureux et je m’épanouis.
Je suis en Paix avec moi-même.
Merci".
Christophe REBERAT

Lors du pélerinage 2007:

Les Hospitaliers


Qui sommes-nous ?
Brancardier et hospitalière à Lourdes
Jeune, âgé de 17 ans ou plus,
Adulte en pleine activité,
Retraité ayant quelque temps de libre,
Si vous désirez répondre à la demande faite par l’Immaculée Conception à Bernadette, « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici… »,
Nous vous invitons à parcourir ces quelques lignes… Pourquoi pas vous ?
Nos activités à Lourdes
Les Hospitalières assurent un service auprès des Malades en chambres ou en salle à manger,
Elles accompagnent les Malades aux différentes cérémonies.
Les Brancardiers assurent le transport des Malades aux diverses manifestations du pèlerinage.
Brancardiers et Hospitalières peuvent avoir aussi un service aux piscines.
Les jeunes, de 9 à 17 ans, venant pour la première fois à Lourdes bénéficient d’un accueil particulier et participent au service des Malades.
Ils sont, avec nos amis Malades et Handicapés, des pèlerins à part entière.
Un programme spécifique à l’Hospitalité est proposé.
Nos activités durant l’année

Notre activité de se limite pas aux cinq jours de pèlerinage !
Des rencontres sont organisées entre Brancardiers et Hospitalières, entre Malades et Hospitaliers.
Une journée de Lourdes en mars, dans un secteur paroissial du diocèse.
Une recollection en avril/mai.
Une rencontre d’amitié par zone.
Une rencontre organisée par les Jeunes Hospitaliers au cours de l’année.
Une rencontre Malades-Hospitaliers au retour de Lourdes en septembre.
Un bulletin trimestriel, « la Voix de Lourdes », informe des activités et des évènements de notre association.
De nombreux contacts ont lieu aussi entre les uns et les autres, formant ainsi une « chaîne d’amitié fraternelle ».
Qu’est-ce que l’Hospitalité ?
Des Brancardiers et des Hospitalières,
Des Infirmières et des Médecins,
Une équipe d’aumônerie…
… qui veulent témoigner de l’Evangile et répondre à l’appel de la Vierge Marie en se mettant au service de personnes Malades et Handicapées,
A l’occasion du pèlerinage diocésain à Lourdes chaque année courant juillet,
Lors de manifestations ou de rencontres organisées pendant l’année.
Ce sont des personnes:
Bénévoles qui rendent un « service » en fonction de leur possibilités,
A qui il n’est demandé aucune qualification particulière, simplement un peu de bonne volonté,
Qui prennent en charge leurs frais de voyage ou de séjour (une aide peut être accordée en cas de difficulté financière).
Pour en savoir plus, si vous êtes intéressés ou si vous connaissez quelqu’un qui pourrait l’être, écrivez-nous !
Hospitalité Charentaise
Maison diocésaine
226, route de Bordeaux
16000 ANGOULEME
05.45.91.37.05
hospitalite.charentaise@laposte.net
Ou adressez-vous au prêtre de votre paroisse, il vous mettra en relation avec un hospitalier de votre secteur !

Histoire de l'Hospitalité Charentaise

D’après un article de Monsieur André REBSOMEN, « Cinquante ans d’Hospitalité (1880-1930) », Editions SPES.

Reprise de la parution dans « La Gazette du Centenaire », le 19 mai 2001.

« L’Hospitalité charentaise est créée en 1901, avec l’approbation de Monseigneur l’Evêque de l’autorité duquel elle relève. Son but est sans équivoque : une association pieuse et charitable dont le but principal est le service des malades qui, chaque année, vont à Lourdes avec le pèlerinage diocésain.

En donnant aux malades les soins matériels, les membres de l’Hospitalité se proposent aussi le bien spirituel des âmes. Cet article premier de l’Hospitalité charentaise est totalement inspiré par celui de l’Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes, approuvé en 1885 par Monseigneur l’Evêque de Tarbes, à une curieuse restriction près : la fin de l’article qui précise que « les membres de l’Hospitalité se proposent aussi le bien spirituel des âmes » est, pour l’Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes, un « aussi et surtout » beaucoup plus en accord avec ce que vit l’Hospitalité cent ans plus tard.

Dès son premier pèlerinage, l’Hospitalité utilise le train pour se rendre à Lourdes. Le convoi ferroviaire, élevé à la dignité de « train de pèlerinage », est, comme aujourd’hui, l’endroit où débute la démarche pieuse. Ainsi, le règlement précise que « l’Aumônier passe en chaque voiture pour prendre contact avec les malades et, aidé par les membres de l’Hospitalité, y établir le climat de prière, de pénitence et de confiante résignation qui convient ». Cette pratique demeure en l’an 2000, avec tout de même l’aide de la sonorisation.

Nous avons, de ce premier voyage en train, un souvenir très émouvant rapporté par Monsieur le comte de Beauchamp, qui était alors président de l’Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes. L’épisode rapporté mérite une petite explication du contexte. A l’époque, le train est celui du pèlerinage national et arrive de Paris en s’étant arrêté dans de nombreuses gare sur le trajet. « En 1901, j’étais chargé du débarquement et de l’embarquement des malades du train blanc à Poitiers et, en passant par Angoulême, je devais prendre le wagon des malades que l’on rattachait au train de Poitiers. Arrivé en gare d’Angoulême, le brancardier chargé de ce wagon me signale qu’il s’y trouvait un très grand malade qui supportera le voyage avec peine. J’allais le voir et fus impressionné de l’état de cet infortuné, étendu inerte sur un matelas. Je ne cessais, dans le trajet jusqu’à Lourdes, d’aller le voir dans la crainte qu’il ne puisse arriver au terme du voyage. Dans le train de Poitiers, se trouvait aussi un conseiller municipal incroyant, sectaire, qui avait voulu faire le pèlerinage pour mieux se rendre compte de la supercherie des catholiques. Je le connaissais et je vais le chercher pour lui montrer cette loque humaine. Il pris un air dégoûté et se détourna aussitôt. A l’arrivée à Lourdes, je fais conduire notre moribond au plus vite à l’Abri avec les plus grandes précautions et je le fais mettre dans la grande salle du bas, derrière la porte où il me semblait un peu plus isolé. Quelle ne fût pas ma stupéfaction le lendemain, en arrivant à l’hôpital, de trouver notre grand malade, Gargam, car s’était lui, debout entièrement guéri et rayonnant de bonheur. Je vais chercher mon conseiller municipal qui reste stupéfait et très ému. Rentré chez lui, il est devenu un peu moins sectaire, mais, repris par la politique, il est resté incroyant. Je ne crois pas cependant qu’il soit possible de voir et de suivre un miracle plus éclatant ».

André REBSOMEN

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